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après 40 ans de révolte, les provinces du nord des Pays-Bas obtiennent des pourparlers, entamés à La Haye en 1608, qui condusent à une trêve signée, le 9 avril 1609, à Anvers entre l’Espagne de Philippe III et les sept Provinces-Unies, sous l’égide de la France (représentée par l’ambassadeur Elie de la Place de Ruffy et le président Pierre *Jeannin) et de l’Angleterre (representée par Richrad Spencer et Rodolphe Winwood). Ce traité de pacification —et non une paix entière— est le fruit de la volonté du Grand-pensionnaire, Johann van Oldenbarnevelt, grand bourgeois républicain et arminien, malgré la résistance du camp orangiste conduit par le staathouder Maurice de Nassau qui porte un projet monarchiste et gomariste. Nassau est en effet convaincu que les offres des Espagnols étoient autant de piéges tendus à la liberté des ProvincesUnies et des artifices dangereux dont il falloit se défier (N. Rigaut, Suite à l’Histoire de De Thou, Livre 2, p. 250-5). Cette pacification reconnaît l’existence des Provinces comme un peuple libre et va éloigner les combats des territoires hollandais leur permettant de développer leur marine sur le plan militaire comme commercial. Malgré les sollicitations du président Jeannin, la question religieuse (dont la liberté de religion pour les catholiques) n’a pas été réglée.