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abbaye de la : l’abbaye de Santa Maria della Vangadizza a été édifiée au Xe siècle près de l’Adige, dans cette riche zone du Polesine, proche de la frontière de la République avec le Ferrarais, désormais dévolu aux Etats de l’Eglise. Initialement bénédictine, elle est passé en 1213 à l’ordre des camaldules in commendam. Dès 1599, la République s’est préoccupée de la succession de l’abbé, Francesco Loredan, et elle a tenté de mettre en place, du vivant de cet abbé, un coadjuteur en la personne de son neveu Francesco, afin que l’abbaye ne tombe pas entre les mains d’un abbé étranger, voire ennemi de la République. Cette mise en place est négociée avec la curie romaine et le pape Clément VIII ne s’y est pas montré hostile : un accord est obtenu au début de 1603. Peu après, le vieil abbé meurt et son très jeune neveu —encore étudiant à l’université de Padoue— lui succède mais il tombe malade et meurt, le 25 décembre 1608, sans que sa succession ne soit préparée. Il y a plusieurs candidats déclarés à la succession : Lorenzo Loredan (frère de Francesco III), Matteo *Priuli (fils du procurateur de Saint-Marc) et le cardinal Giovanni *Dolfin. A cette difficulté s’ajoute un double débat juridique entre Venise et Rome : d’une part, il s’agit de nommer un nouvel abbé (qui doit le nommer ? faut-il nommer un moine de cette congrégation ? faut-il nécessairement nommer un moine ?…) et, d’autre part, il convient d’établir si les moines de l’abbaye peuvent reprendre en main la gestion directe de leur couvent ou si celui-ci doit rester en commende.