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Nom: 
Nijs
Prénom: 
Daniel
Date naissance: 
1572
Date mort: 
1647

né à Wesel (Westphalie) et mort à Londres. Issu d’une famille de marchands amstelodamois, il est né en Westphalie où son père Philippe s’est réfugié en 1567 pour échapper au Tribunal du sang instauré par le duc d’Albe contre les Réformés. Dès 1596, il entre dans l’entreprise familiale et semble avoir fait un premier séjour à Venise, à l’occasion de son cousin Peter. Il rentre à Amsterdam pour se marier avec Cécile Muysson, le 20 octobre 1610, et ils repartent, dès février 1611, à Venise où naissent successivement leurs 9 enfants : Philippe, Jan Jacomo, Cecilia, Venezia Maria, Venezia Anna, Daniel Andreas, Jan-Battista Nicolo, Isaac Jan, Maria Bianca.
En 1618-1619, ce marchand qui envoie des ballots de marchandises sans éveiller les soupçons de l’inquisition, s’est illustré par le transport des cahiers de la Historia del concilio tridentino en Angleterre, par la voie de Insbruck, Cologne, la vallée du Rhin et Douvres. Par ailleurs, il est —avec l’ambassadeur d’Angleterre et le résident hollandais, Cornelius van der *Myle— un des rares hommes autorisés à célébrer le culte réformé chez lui. Il est ami de l’ambassadeur *Wotton qui l’utilise pour faire passer ses courriers à Sarpi.
Désormais conservée dans les State papers, une lettre de Daniel Nijs à Dudley *Carleton alors en Hollande, en date du 7 avril 1623, raconte avec certainement beaucoup de vérité la mort de Paolo Sarpi, en effet aucun intérêt autre que la vérité n’est à défendre : Il n’est mort de maladie, se peult dire, mais de manquement de substance, et est demeuré mort sans changement et semble encore à present vif. Il n’estoit chargé de chaire, n’avoit que la peau et os, et mangeoit et beuvoit fort peu, cela est cause qu’il ne s’est changé. Il print congé du monde en disant : « Il faut que je rende a Dieu ce qu’il m’at donné ». Du reste n’at vollu nulles cerimonies superstitieuses […] et est mort comme un agneau fort paisible, sans aucun regret de laisser ce monde.
En 1625-29, il organise la vente de la richissime collection des ducs de Mantoue au roi d’Angleterre mais il n’est pas parvenu à se faire payer, ce qui l’oblige à quitter Venise pour Londres, en 1639.
& Marie Viallon, « Destin individuel et circulation des idées : Daniel Nijs, un Hollandais à Venise », in Catherine Secretan, ……. (à paraître)