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Illustrissimo signore colendissimo

Ritornando costà li signori nipoti di Vostra Signoria illustrissima1, havrei a me stesso mancato quando, con tal occasione, non havessi rinovato in lei la memoria di me, nella quale mi stimo a grand’honore l’esser conservato. Quei signori hanno dato saggio d’esser degna posterità dell’avo loro, e veramente portano l’acqua dal fonte onde derivano. Li ho con sommo piacere d’animo alcune volte veduti; se ben con dispiacere insieme che per la tenuità del mio valer sia riuscito loro servitor inutile.
Piace a Dio promover il suo servizio in queste regioni in apparenza assai lentamente. Eccita però gran disposizioni che, se ben da gl’huomini non indirizzate a questo scopo, nondimeno profondamente riguardate mostrano poter opportunamente terminar a grand’affetti.

Prego la divina Maestà Sua che metta in effetto la sua santa volontà et a Vostra Signoria illustrissima con l’aumento delle sue divine grazie doni ogni prosperità presente e perpetua alla quale bascio la mano restando di Vostra Signoria illustrissima
Di Vinezia, il 19 aprile 1620

Humilissimo e devotissimo servidore
M… M…

  • 1. Les petits-fils de Philippe Duplessis-Mornay sont Philippe-Samson de Saint-Germain et Philippe de Sainte-Hermine, accompagnés de leur précepteur, Jean Daillé.
    Si l’on en croit Emile Mettey (Etude sur J. Daillé, Strasbourg, Silbermans, 1863, p. 7) et Joachim Ambert (Duplessis-Mornay ou études historiques et politiques de la France, Paris, 1848, p. 506), cette lettre pose un problème : Sarpi fait référence aux deux petits-fils de Duplessis-Mornay et les deux critiques affirment que Philippe-Samson de Saint-Germain est tombé malade dès son arrivée à Mantoue et décédé à Padoue en 1619, avant que son corps ne soit expédié à Saumur, comme ballot de marchandise pour échapper aux contrôles de la Sanità. En fait, comme nous l’a indiqué Hugues Daussy, Raoul Patry nous informe que Saint-Germain est mort à Padoue le 31 mai 1620, Philippe Duplessis-Mornay. Un huguenot homme d’Etat, Paris, Fischbascher, 1933, p. 569.
    A la suite de quoi, nous avons trouvé une lettre de Jean Daillé au médecin Pierre Asselineau, de Padoue en date du 13 mai 1620, où le précepteur écrit : Le mal de monsieur de Saint-Germain est quasi tousjours en mesmes termes, une fièvre continüe, peu violente et où les medecins disent ne voir rien de malin ; cependant vous saves qu’elles sont toujours à craindre et ne puis nier que ie m’apprehende.
texte_alternatif
TypeCopie
Chiffrementnon chiffrée
Signature

M… M…

LieuVenise
Source

BU Sorbonne, ms 372, f. 138r-139r

Editions précédentes
  • M. Busnelli, 1931, II, lettre X, p. 213-214